Biodiversité

Paris  

De nouvelles reines dans les territoires

Tous les ans, depuis 1995, environ 300 000 ruches périssent. Le déclin des abeilles est bien là. C’est pourquoi le ministère a récemment signé une convention avec l’Union nationale de l’apiculture française pour développer le programme L’abeille, sentinelle de l’environnement dans les Territoires à énergie positive pour la croissance verte en installant de nouvelles ruches.

 Les objectifs : sensibiliser la population et protéger l’abeille

Le programme national L’abeille sentinelle de l’environnement vise à sensibiliser les habitants des territoires et à préserver la biodiversité en installant des ruches. Cette action sera désormais développée dans les Territoires à énergie positive pour la croissance verte grâce à la convention signée par la ministre en 2016. Pour Dominique Cena, apiculteur et administrateur de l'UNAF, « il faut que la population prenne conscience de la situation, car les abeilles, en transportant le pollen, permettent à l’homme de s’alimenter. Sans les pollinisateurs, il est donc lui aussi en danger ».

Les conventions avec les Territoires à énergie positive 

Quand une collectivité émet le souhait de mettre en place des ruches sur son territoire, l’UNAF étudie la possibilité de leur installation pour qu’ensuite les structures locales valident les emplacements. Une fois le site établi, une convention prévoyant un minimum de 3 ruches sur le territoire est signée. « Notre mission est ensuite de trouver l’apiculteur pour le territoire concerné qui s’occupera des ruches de A à Z. Il gère à la fois la partie technique et administrative et s’occupe de la récolte. Il prend soin de la ruche comme si c’était la sienne », explique Dominique Cena. En revanche ce sont les territoires qui s’occupent de la finalisation du produit miel et de concevoir leur étiquette.

Les abeilles sont menacées… les chiffres clés
Depuis 20 ans la situation des abeilles a changé. Chaque année, 35% de colonies d’abeilles disparaissent. Si bien qu’au début de l’année, l’une des premières missions de l’apiculteur est d’établir la mortalité qui touche son élevage.
En 1995 en France, les apiculteurs produisaient 35 000 tonnes de miel et 10 à 12 000 tonnes étaient importées. En 2014, les chiffres s’inversent, la France importe plus qu’elle ne produit

Les causes du déclin

La hausse de la mortalité des abeilles, plus largement des pollinisateurs et le dysfonctionnement des ruches, s’expliquent en très grande partie par l’usage dans l’agriculture de pesticides de la famille des néonicotinoïdes, utilisés entre autre dans la culture du maïs et du tournesol. D’autres éléments sont à prendre en considération pour expliquer le déclin des abeilles ; c’est notamment le cas du frelon asiatique qui attaque les abeilles ou du varroa qui transmet des maladies. 

Le rôle de l’UNAF

Veiller et défendre le secteur apicole, telle est la mission de l’UNAF. La structure regroupe actuellement plus de 20 000 apiculteurs de loisirs et professionnels. Elle vise à protéger l’abeille, maillon indispensable à la richesse de l’environnement, et à sensibiliser le public à son égard.

Territoires à énergie positive pour la croissance verte, c’est quoi ?
Il s’agit de territoires d’excellence de la transition énergétique et écologique. Ils s’engagent à adopter un modèle plus sobre et plus économe en énergie. Les collectivités peuvent réduire leur consommation d’énergie dans le bâtiment, développer l’économie circulaire, préserver la biodiversité, produire des énergies renouvelables etc. En l’échange de ces actions, chaque territoire reçoit de 500 000 à 2 millions d’euros.

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Crédits photo : Virginie Hateau

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