Le dromadaire profite-il du changement climatique ?

Animal particulièrement adapté aux fortes chaleurs, le dromadaire semble mieux armé pour faire face au changement climatique. Pourtant, son évolution n’est pas sans surprise. Selon une étude de l’Inra, avec la désertification et le déficit de pluviométrie, les populations de ce camélidé sont en forte croissance en Afrique, principalement dans les pays sahéliens. Dans le même temps, le dromadaire s’intègre progressivement aux exploitations agricoles, où ses performances de trait, son adaptation aux longues marches et sa résistance à la soif sont des atouts indéniables. Cependant, les phénomènes extrêmes le fragilisent aussi avec des surmortalités observées, liées à la croissance de microbes et de parasites. Si l’ensemble de ces facteurs ne peuvent pas être exclusivement attribués au changement climatique, il existe des effets indirects induits par le climat : changement d’occupation de l’espace par les hommes, rapports entre gestion des ressources et usage social, interactions entre environnement et risques sanitaires.

 

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Pour en savoir plus sur le dromadaire, découvrez le billet Le vaisseau du désert sur le webzine biodiversité

Source : Courrier de l’environnement de l’Inra, n°63, août 2013
Légende de la photo : un méhari, ou dromadaire blanc, utilisé pour les randonnées et les courses, Sahara

Crédits photo(s) : C. Madzak/Inra

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