Particules

Depuis une dizaine d’années, les travaux scientifiques ont montré l’impact de l’augmentation des niveaux de particules dans l’air sur la morbidité (maladie) et la mortalité (près de de 300 000 morts à l’échelle européenne). Les effets sur la santé des particules dépendent d’une part de leur taille et de leur composition chimique. Les particules fines sont les polluants les plus importants en termes d’impacts sanitaires car ils ont pour effet d’agglomérer les polluants de l’air (dont les métaux lourds, etc.) qui s’accumulent dans l’organisme.

L’exposition aux particules dans des niveaux de concentrations supérieurs au seuil de l’Organisation mondiale de la santé (c’est-à-dire supérieur à 10 µg/m3) entraîne une perte d’espérance de vie. On estime que les personnes âgées de plus de 30 ans perdent 5,8 mois à Paris, 7,5 mois à Marseille et 5 mois à Bordeaux (source : Projet Aphekom de l’INVS). Dans les villes les plus polluées d’Europe, c’est près de 2 ans d’espérance de vie qui pourraient être gagnés si la pollution pouvait être ramenée aux concentrations préconisées par l’OMS (source Projet Aphekom de l’INVS) (pour les 9 villes françaises : gain moyen d’espérance de vie à 30 ans de 3,6 à 7,5 mois).

En moyenne plus de 50% de la population réside à moins de 150m de voies empruntées par plus de 10 000 véhicules/jour et est ainsi exposée à des niveaux importants de pollution. Une telle proportion est aussi observée pour Paris et sa proche couronne, où un tiers de la population réside à moins de 75 mètres de tels axes. Habiter à proximité de voies à forte densité de trafic automobile pourrait être responsable d’environ 15 à 30 % des nouveaux cas d’asthme de l’enfant, et, de proportions similaires ou plus élevées de pathologies chroniques respiratoires et cardiovasculaires fréquentes chez les adultes âgés de 65 ans et plus.

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